Festival Beauregard, parlons en !

Me revoilà après 3 jours de festival à Beauregard, fatiguée mais remplies de bons souvenirs. Adepte de ce festival depuis maintenant 5 ans, l’ambiance n’est pas à revoir pour moi et les groupes sont de plus en plus géniaux chaque année.

Cependant, cette année lors de l’annonce de la programmation j’ai été vraiment déçue ; déception vite envolée une fois dans mon lit vendredi soir. En fait, je me suis rendue compte que la programmation était vraiment bien mais que c’était seulement parce que je ne connaissais pas les groupes. Alors oui, c’est vrai Nekfeu ce n’est vraiment pas mon genre de musique mais je ne vais pas nier que sur scène il sait mettre l’ambiance.

(Les photos des artistes ont été prise sur le facebook de Beauregard)

Néanmoins, vendredi j’ai fais de belles découvertes musicales comme Ghinzu, Beck et The Shoes qui nous ont vraiment fait bouger avec les Chemical Brothers. Le public était vraiment présent et l’ambiance de vendredi était festive par rapport au samedi. En effet, la plus grosse journée du festoch et celle que j’attendais le plus a été la moins bonne pour moi et pour cause : le public carrément absent, pas en nombre mais en bruit. Malgrè les groupes monstrueux de la journée (Robert Plant & the sensational space shifters, Lilly wood & the Prick, The Kills, The Avener) la foule n’était vraiment pas au rendez-vous, surement à cause de la fatigue accumulée lors de la -trop- grosse journée. Les artistes restent toujours autant géniaux sur scène et c’est à ne pas rater. La preuve avec Jain, Louise Attaque et Jurassic 5 dimanche qui nous ont fait danser jusqu’à avoir mal aux pieds.

DSC07324Comme je le disais, la programmation de Beauregard n’est pas à revoir mais certaines choses m’ont déplu comme le fait de TOUT payer et plutôt cher : les gobelets (consignés 2€), la carte cashless (1€ d’activation), aucune boisson n’est à moins de 3€ (25cl de bière Heineken/Desperados 3.20€, 3.50€ voire plus pour les autres boissons, 3€ pour un verre de vin) même les softs sont aux prix de la bière quant à la nourriture, les prix varient en fonction des stands mais à part le panini nutella (3€) tout reste assez coûteux.

Ça me déplaît de voir qu’au fil des ans Beauregard augmente encore et encore le prix des boissons et nous oblige aussi à payer les frais d’activation de la carte pour commander (qui j’espère sera valable encore l’année prochaine). Les billets eux-aussi n’échappent pas à la règle de l’augmentation des prix avec 45€ le pass 1 jour jusqu’à 99€ le pass 3 jours, cela reste excessivement élevé.

Alors oui, le niveau de programmation s’enrichi aussi mais la fréquentation du festival s’intensifie tout autant, est-on vraiment obligé de se retrouver avec une demi-pinte de bière pour 4€ l’année prochaine ? Cela casse le côté bon-enfant et familiale du festival pour se retrouver avec un festival tourné autour de l’argent et me donne moins envie d’y aller.

Toutefois, cette année à Beauregard reste pour moi 3 merveilleux jours pour se détendre de l’année et profiter avec mes amis dans un endroit que j’apprécie tout particulièrement. Surtout que cette année Beauregard s’est particulièrement appliqué pour notre confort : mise en place de rampe ainsi qu’un espace surélevé pour les personnes à mobilité réduite ou encore la présence de tables et chaises abritées pour pique-niquer

 

Premiers pas à la découverte de groupes normands avec Portier Dean

Comme paru dans notre article street art n° 3, nous vous mettions en place une nouvelle rubrique sur la musique normande. Vous avez pu certainement voir sur notre page Facebook l’achat de nos places pour le concert de Potier Dean et ça a pu vous donner la puce à l’oreille à ce sujet. A travers ce nouveau type d’article, nous voulions vous parler de groupes normands que vous connaissez plus ou moins (souvent pas assez).

Nous dégageons trois parties afin de vous présenter les groupes que nous avons le plaisir de rencontrer. D’abord, ce sera une présentation du groupe avec des questions banales. Ensuite, on laisse place à un portrait chinois en musique afin de mieux comprendre les influences du groupe et puis souvent ça nous fait connaitre de nouvelles choses. Pour finir, en troisième et dernière partie ce seront des questions un peu plus personnelles afin de mieux connaître non pas le groupe et leur musique mais les musiciens le composant. Ces trois parties pourront varier en fonction des groupes rencontrés et aussi en fonction de nos envies.

Pour commencer notre rubrique, Portier Dean a gentiment accepté de nous rencontrer avant son concert à la MDE qui a eu lieu mercredi 2 mars pour répondre à quelques unes de nos questions.

Portier Dean est un groupe folk créé en 2012 par Gildas Lemardelé et Gwendal Demeslay. Le nom de groupe « Portier Dean » est le fruit d’un agréable hasard qui fait tomber Gildas sur un interphone de l’appartement de Portier et Dean. Il se composait alors de 3 membres : Gildas, Gwendal et Michael Roth.

J’ai connu Portier Dean grâce au festival Beauregard de 2014, l’année où ils ont remporté l’édition de tremplin AÖC du Cargo. Depuis, le groupe s’est agrandi d’un nouveau membre : Guillaume Aubertin pour la batterie. Il s’exporte aussi de plus en plus en dehors de la Normandie puisque récemment ils ont joué à Metz, Strasbourg ou encore en Allemagne (Köln, Berlin, Leipzig…).

Dernièrement, ils ont eu le bonheur de jouer dans une maison du XIXe siècle à Leipzig en Allemagne dans un cadre magnifique avec de la neige dehors dans la nuit. Ce concert fait partie de ceux qui les ont le plus marqués dernièrement. Leur petit rêve serait de jouer au festival SXSW à Austin au Texas ou de faire une session à la radio KEXP de Seattle.

Nous avons eu le plaisir de leur poser des questions avant le concert. Gildas et Gwendal se sont pris au jeu du portrait chinois.

Si j’étais un groupe des années 80 je serais Depeche Mode.
Si j’étais un groupe à écouter avant de m’endormir je serais Explosion in the sky.
Si j’étais un groupe qui me rend nostalgique je serais Nirvana.
Si j’étais un instrument je serais un piano (Gwendal), une batterie (Gildas).
Si j’étais une musique à mettre en sonnerie sur mon téléphone je serais Le petit bonhomme en mousse.
Si j’étais un groupe qui donne la pêche je serais Peter Kernel.
Si j’étais une musique pour draguer je serais Love Will Tear Us Apart de Joy division (Gwendal).
Si j’étais une musique que j’aurais aimé écrire je serais Dead Deer de Evening Hymns (Gildas).
Si j’étais une musique que j’écoute en ce moment je serais l’album de Baden Powell « Os Afro Sambas » (Gwendal), les premières musiques de Youth Lagoon (Gildas).

Nous avons ensuite fini l’interview sur un jeu qu’on vous laisse découvrir en vidéo.

Ravies de notre rencontre avec Portier Dean, nous avons continué l’aventure en allant les écouter au concert. Leur musique est très aérienne et nous fait voyager. Nous pouvons que vous recommander chaudement ce groupe qui, sur scène, vous considère comme ses amis et partage ses joies avec son public.

Redensart en concert pour la journée franco-allemande

Vendredi dernier, le 22 janvier, avait lieu la journée franco-allemande. Pour l’occasion le groupe d’indie-pop de Fribourg,  Redensart, se produisait gratuitement sur la scène du bar-concert Portobello qui se situe sur le port.

On s’excuse d’avance pour la médiocrité de nos photos mais nous avions oublié notre appareil alors elles ont toutes été prises par mon portable loin d’être de la dernière génération.

On est arrivé un peu tard en pensant que le concert allait être terminé mais en fait nous avons eu le bon timing en se pointant à 22:30. Cette salle de concert du Portobello me fait penser à celle de BBC mais ce que j’aime ici est le fait qu’il ait un véritable côté bar si on ne veut pas spécialement assister au concert.

On y est allé sans véritablement savoir si on allait apprécier la musique et c’est vraiment sympa. La musique est pop, on a passé un bon moment avec un verre de bière à la main ! Cependant, ce qui est hyper bien de la part du bar est le fait que nous ne sommes pas obligés de consommer si on veut seulement voir le concert.

Par ailleurs, on a été hyper déçu de se rendre compte que le groupe Hyphen Hyphen était passé en cette même place, deux mois plus tôt et nous n’étions même pas au courant. Il y a tellement peu de pub qu’on peut facilement louper une pépite ! Si j’avais su, j’aurais été la groupie collée à la scène, sans rire !

Le concert n’a pas duré bien longtemps, environ une heure mais l’ambiance était là. Les musiciens sont proches du public, d’un côté ce n’est pas le Zénith non plus alors ce n’est pas bien compliqué, mais le fait qu’ils fassent quelques musiques au cœur du public, à notre niveau, était appréciable.

A la fin, on pouvait acheter leurs albums ainsi que leurs produits dérivés tels que des t-shirts ou encore un tote bag qui, je trouve, est vraiment sympa et j’aurais pu facilement l’acheter -si j’avais l’argent sur moi. Du coup, le porte-monnaie vide, nous sommes rentrées les mains dans les poches.

En fait, ça a été une agréable surprise, ça nous a permis de connaître un groupe allemand pour ceux qui ne connaissaient pas. L’ambiance était assez familiale avec des personnes de tous âges. Ce qui est dommage est le fait que le bar soit assez excentré, mais bon si vous avez les pieds pour aller en boite au What’s, vous les aurez aussi pour aller au Portobello.

 

Festival Beauregard – Jour 3

Pour ce troisième et dernier jour de Beauregard, on s’attendait à finir en beauté!
Cependant, c’était une petite journée pour nous puisque, à part, Asaf Avidan, Lenny Kravitz, Benjamin Clementine ou George Ezra, on n’écoutait pas.

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Mountain Men

Donc la fin d’après-midi s’est passée tranquillement, on s’est assise sur l’herbe devant les scènes. Mountain Men était agréable à écouter mais My Summer Bee j’ai pas apprécié. J’ai trouvais qu’il y avait beaucoup d’énergie pour pas de magie. La chanteuse saute partout, essaye de mettre de l’ambiance mais au final leurs chansons ne sont pas communicatives et ça ressemble à des chansons électro des années 90 avec quelques paroles en plus. Enfin bref, My Summer Bee ce n’était pas génial.

Puis vient le tour de George Ezra, malheureusement malade donc remplacé par un groupe caennais. On sait pas du tout ce que ça a donné mais à ce qu’il parait c’était pas mal.

En revanche on a été voir Django Django et on a bien aimé! Leurs musiques sont dansantes et mettent la pêche ! On est partie un peu plus tôt que la fin pour être dans la foule d’Asaf Avidan.

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Asaf Avidan

Au début, je me disais qu’il ne parlait pas avec le publique, puis faut dire que certaines de ces chansons foutent un peu la déprime mais les 20 dernières minutes étaient énormes! Il a demandé à tous de sauter, de bouger. Même s’il ne faisait pas très chaud ce jour-là, on a ressentie une bouffée de chaleur humaine à ce moment là. C’était amusant de voir tout le monde jouer le jeu. Et malgré des musiques un peu lente (mais c’est Asaf Avidan quand même) on n’a pas vu l’heure passée et on s’est vraiment bien éclaté !

Ensuite, on s’est assis derrière la régis pour le concert de Benjamin Clementine. En temps normal, j’aime vraiment ses chansons. Elles sont magnifiques je trouve mais, c’est pas l’éclate pour un festival. On a donc mangé nos sandwichs en écoutant ses musiques.

Il a quand même la classe ce Benjamin, et est très humble. Il était tout gêné en disant merci ou lorsque les festivaliers criaient « Benjamin, Benjamin, Benjamin! ». Très beau à voir.

Je ne peux pas vous parler d’Etienne Daho ni de Timber Timbre mais par contre Lenny Kravitz je peux.

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Lenny Kravitz

Avec Léa, on s’attendait vraiment à une fin grandiose! Un Beauregard qui se termine en beauté et au final on a été super déçue. En 1h30 de concert, il a fait 5 ou 6 musiques et le reste du temps il laisser ses musiciens faire de l’improvisation. A un moment, il est même partie de la scène pendant 5 minutes, sans savoir pourquoi. Au final, ses musiciens, super doués ont fait tout le concert.

Néanmoins, on ne peut pas dire que Lenny Kravitz n’apprécie pas son public. Il n’arrêtait pas de nous remercier, de dire qu’on était génial et il a même fait monter un jeune sur la scène !

Bref, même si le concert de Lenny n’était pas à la hauteur pour moi. Beauregard cette année était une folie! Et je crois bien que ça a été le meilleur Beauregard que j’ai fais par rapport à l’ambiance ou à la programmation.

N’hésitez pas pour l’année prochaine si la programmation vous plait, l’ambiance est vraiment familiale et c’est vraiment ouf !

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Festival Beauregard – Jour 2

Pour ce samedi, nous attendions impatiemment Florence & The Machine, Julien Doré et Sting.

Nous sommes arrivées pour écouter The Goaties, un groupe qu’on ne connaissait pas mais qu’on n’a pas forcément apprécié. Du coup on s’est installé dans l’herbe devant la scène Beauregard pour attendre Marmozets. On ne savait pas du tout ce que ça donner sur scène et ça vaut au moins le détour. Même si ce n’est pas des chansons que j’écoute, l’ambiance du groupe nous donne envie de danser et on se surprend à le faire.

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Josh McClorey de The Strypes

Ensuite, on a écouté Talisco, douce atmosphère. J’ai vraiment adoré leurs musiques, je crois que je vais les écouter souvent maintenant. Mais, cette année, mon plus gros coup de coeur est The Strypes.

The Strypes est un groupe anglophone dont les membres sont âgés de 20 ans environ… non, mais vous, vous en rendez compte ils ont mon âge ?! Et ils mettent le feu! Leurs musiques sont assez matures, dans le style « oldschool » c’est vraiment sympa à écouter et à voir.

On est resté sur la scène Beauregard, on voulait être devant pour Florence + The Machine alors quand elle est arrivée avec ses fleurs, on était folle! Elle a vraiment une présence scénique à ne pas louper. Déjà qu’on écoutait en boucle ses chansons mais là, on les aime deux fois plus !

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Florence Welch de Florence and the Machine

Et dire qu’on était à deux doigts de la toucher…. Enfin bon, on s’est remise petit à petit de nos émotions pour aller dans la foule de Julien Doré.

Pour Juju, on était vraiment mal placé au début, mais on a réussi à se faufiler pour au moins l’apercevoir et ohhhh, qu’est-ce qu’il est beau. Puis, quand il va dans la foule, il fait pas les choses à moitié. Il a traversé toute la foule, j’imagine le bonheur de ceux qui l’ont vu passé devant eux.

On est quand même resté jusqu’à la fin de Julien Doré même si Sting nous attendait. La façon dont Julien Doré a quitté la scène était vraiment théâtrale, avec sa chanson Corbeau Blanc.

Sting a été le dernier artiste de notre merveilleux samedi. Sting, vraiment mythique ! On s’en remettra jamais de l’avoir vu et même à son âge, 63 ans, il a gardé sa voix vraiment intacte.

Même si on n’était pas dans la foule, la bonne ambiance était présente. Tout le monde chantait, dansait. C’était vraiment énorme !!

Samedi, c’était la meilleure journée de toutes mes années Beauregard.

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